Réunions inefficaces : les salariés français perdent jusqu’à 22 jours de travail par an, selon une étude Jabra

people sitting on chair
  • Pour les grandes entreprises françaises, les réunions dysfonctionnelles et les difficultés techniques peuvent entraîner des pertes de productivité s’élevant à plus de 90 millions d’euros par an
  • Les femmes sont plus nombreuses à se sentir moins visibles, moins entendus et moins inclus lors des réunions hybrides
  • Plus de 12 minutes perdues à chaque réunion hybride à cause de perturbations techniques

Paris, le 9 juin 2026 – Les réunions inutiles ou inefficaces n’ont pas comme unique conséquence de faire perdre du temps. Elles entraînent des pertes de productivité, un surplus de travail et créent une « dette de réunions » (cycle d’accumulation de réunions) estimées à plusieurs millions d’euros, selon une étude internationale menée par Jabra auprès de plus de 2 300 employés de bureau dans sept pays différents dont la France.

Réunionite : une valeur faible, du temps perdu et de l’appréhension

Beaucoup de temps passé en réunion pour une faible valeur perçue. C’est ce que ressent la majorité des employés de bureau. Au niveau mondial, plus de la moitié des répondants (58 %) considèrent que les réunions auxquelles ils participent sont inutiles, et la perte de productivité est considérable puisqu’elle équivaut à environ 26 jours de travail par collaborateur et par an. Du côté de la France on peut être surpris, car contrairement aux idées reçues, les Français ne sont pas les champions de la réunionite. Ce sont eux qui passent le moins de temps en réunion chaque semaine (environ 6h, contre 8 au niveau mondial). Cependant ils sont les plus nombreux (63%) à estimer qu’elles sont inutiles.

On ne peut pas vraiment les contredire étant donné que ces réunions n’aboutissent pas toujours à des résultats, ni à un plan d’action clair. Ainsi, en France, 59 % d’entre elles nécessitent des échanges ou un travail de suivi supplémentaires.

De plus, ces réunions ont un impact sur l’investissement personnel et la contribution des collaborateurs, car elles s’accompagnent d’un épuisement généralisé. En effet, la pression est telle que 84 % des collaborateurs en France déclarent ressentir de l’appréhension à l’idée de participer à une réunion. Et plus les réunions sont nombreuses, plus le degré d’appréhension est fort.

Les réunions hybrides : les femmes se sentent invisibilisés

Les réunions hybrides sont désormais devenues incontournables dans le monde du travail. En effet, plus d’un quart des réunions incluent des personnes présentes physiquement dans la salle et des participants à distance.

Or, les défaillances technologiques continuent de perturber le bon déroulement de 3 réunions sur 4. En France, 72 % des réunions hybrides rencontrent des difficultés liées à la qualité de l’audio, de la vidéo ou de la connectivité, ce qui entraîne une perte de temps. Mais aussi des problématiques d’inclusion.

  • L’étude de Jabra met en lumière que lors d’une réunion hybride, la moitié des participants à distance (53%) se sentent ignorés, déconsidérés, voire exclus des échanges. Un grand nombre d’entre eux font part de difficultés à participer pleinement à la discussion en raison d’une qualité vidéo ou audio insuffisante.  Les femmes apparaissent particulièrement exposées à ce phénomène : 20 % d’entre elles déclarent être concernées par cette inégalité de traitement, contre 16 % au niveau mondial.

Les conclusions de l’étude indiquent que, même si la culture des réunions joue un rôle majeur dans le sentiment d’inclusion, des solutions technologiques inadaptées peuvent amplifier considérablement les déséquilibres existants concernant la participation et la visibilité des collaborateurs. Ainsi, le simple fait de renoncer à la vidéo augmente de 33 % le risque que les réunions nécessitent des discussions de suivi et de 29 % le risque qu’elles se terminent sans qu’aucune mesure concrète ne soit définie.

 Les dysfonctionnements font perdre plusieurs jours de travail… et des millions

Dans une entreprise comptant environ 5 000 collaborateurs, la combinaison de réunions inutiles et de technologies défaillantes se traduit par des pertes de productivité estimées à 112 millions d’euros par an en moyenne sur l’ensemble des pays interrogés et à plus de 90 millions d’euros pour le marché français.

Parmi ces pertes la France enregistre :

  • 86 millions d’euros, soit 22 jours de travail par collaborateur et par an, directement liés au temps perdu en réunions inutiles ou inefficaces.
  • Pour ce qui est des perturbations techniques, elles représentent plus de 12 minutes perdues à chaque réunion hybride, soit une perte de productivité de près de trois jours de travail par collaborateur et par an, soit au final 5 millions d’euros.

« Jusqu’ici, les réunions inutiles ou inefficaces étaient perçues comme une simple contrariété et non comme un risque financier. » commente Jean-Baptiste Pain, Président Europe du Sud – Moyen-Orient et Afrique – Caraïbe et Amérique latine chez Jabra. « Cependant, si les collaborateurs ressentent de l’appréhension à l’approche d’une réunion, cela représente d’ores et déjà un coût pour les entreprises. Il est donc temps pour elles de repenser et de restructurer entièrement leur culture des réunions et de se doter de solutions technologiques qui permettront à chacun d’être clairement vu et entendu. »

L’IA peut faciliter les réunions, mais elle ne peut pas les améliorer

Alors que les entreprises se tournent vers l’IA pour gagner en productivité, les réunions occupent une place centrale dans cette stratégie. Même si trois travailleurs sur quatre déclarent avoir déjà essayé des outils alimentés par l’IA pour transcrire ou résumer des réunions, ils sont moins d’un sur trois à y avoir recours régulièrement.

Selon les conclusions de l’enquête, cela n’est pas dû aux limites de la technologie elle-même, mais aux conditions dans lesquelles elle est utilisée. Une mauvaise qualité audio, un manque de clarté dans les échanges et une qualité de réunion inconstante limitent la précision et la pertinence des outputs d’IA.

« L’IA peut contribuer à améliorer le déroulement d’une réunion bien menée, mais elle ne peut en rien corriger une mauvaise organisation, » déclare Jean-Baptiste Pain. « Pour libérer tout le potentiel de la valeur de l’IA en réunion, les entreprises doivent revenir aux fondamentaux et s’assurer que tous les participants sont clairement visibles, audibles et compréhensibles. »

Le rapport complet de l’étude est disponible en cliquant sur le lien suivant : jabra.com/thought-leadership/billion-dollar-brain-drain.

Méthodologie

Cette étude s’appuie sur une enquête menée par Toluna et mandatée par Jabra auprès de 2 318 travailleurs du savoir répartis sur sept marchés différents : Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne, France, Suède, Danemark et Inde. En France, l’échantillon est 363 répondants. L’étude analyse les comportements en réunions, les performances technologiques et leur impact sur la productivité, la collaboration et l’expérience des employés. Les estimations financières se fondent sur des durées de réunions, des fréquences de perturbation et un travail de suivi évalué par les répondants eux-mêmes, et sont calculées par rapport à des données relatives au salaire national pour chaque marché.

Share this content:

Ne manquez rien de nos contenus exclusifs ! 👋

Recevez nos conseils et actualités directement dans votre boîte mail.
Pas de spam, juste l’essentiel pour rester informé.

L'équipe d'Assistante de Direction

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

par Stéphane

Laisser un commentaire